Un voyage pour soi au Laos : entre authenticité, calme et fous rires
Deuxième étape de mon tour du monde en solo. Du slow boat à Luang Prabang, en passant par les 4 000 îles, je t’emmène dans un Laos lent, sincère, et profondément humain.
De la Thaïlande au Laos :
traversée insolite et premières surprises
C’est dans un bus bondé, quelque
part entre Chiang Rai et la frontière laotienne, qu’un cri de poule est venu
briser la torpeur d’un long trajet chaud et un peu flou. Un vrai cri. Net, sec,
inattendu. Je me suis retournée, un peu interloquée, pour tomber sur un homme
qui me souriait. J’ai cru que c’était lui qui s’amusait à faire des bruits
d’animaux. Et puis… un deuxième cri, un troisième. Pas un imitateur excentrique
— juste des poules vivantes à l’arrière du bus, transportées dans des caisses
entre deux colis.
Bienvenue en Asie du Sud-Est, où
les transports sont aussi des services de livraison improvisés.
Passé le fou rire, nous
atteignons la frontière. Formalités administratives, visa, tampon... puis un
homme en uniforme officiel nous demande environ 2 € pour “nous escorter jusqu’à
la sortie”. Naïves et pressées d’arriver, on paye. Spoiler alert : ce
n’était pas du tout obligatoire. Mais bon, pour une arnaque à deux balles,
on a eu droit à dix mètres d’escorte et une bonne anecdote à raconter.
Puis, nous y voilà : prêtes à
embarquer sur le slow boat pour descendre le Mékong, cette rivière
majestueuse qui traverse tout le Laos.
Deux jours de navigation sur cette longue embarcation en bois qui glisse lentement sur le Mékong entre falaises verdoyantes, villages flottants et discussions avec des voyageurs des quatre coins du monde.
La première nuit, on fait escale dans un petit village au bord du fleuve. Une auberge modeste, un restaurant avec vue sur le coucher du soleil, et un bar local où l’on termine la soirée autour d’un feu de camp, avec d'autres âmes nomades.
Divine soirée.
Le lendemain, on reprend la rivière. Et même si les paysages sont sublimes, les fauteuils de voiture vissés au plancher deviennent moins charmants après 8 heures d'affilée.
Heureusement, à l’arrière du bateau, on trouve une équipe de voyageurs solo avec qui partager bières, clopes et fous rires. On fait avec les moyens du bord — et croyez moi, c’est encore bien mieux comme ça.
Luang Prabang : charme colonial et Noël version pizza hawaïenne 🍕
Nous débarquons à Luang Prabang, ville d’une beauté rare, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’influence coloniale française y est frappante : balcons en fer forgé, volets en bois, maisons au style européen plantées dans une ambiance 100 % laotienne.
Le contraste est surprenant, parfois déroutant. Mais la ville reste un bijou et l’authenticité du Laos nous amène de merveilleuses émotions.
Nous y passons Noël, en dégustant un pad thaï suivi d’une pizza hawaïenne. Parce que voyager, c’est aussi s’affranchir des traditions et se faire plaisir sans justification. Alors oui, j'adore la pizza Hawaïenne !
Vang Vieng :
montgolfières, karaokés et fête jusqu’au coucher du soleil🎤
Bienvenue à Vang Vieng, la ville
des montgolfières. Le ciel s’illumine de dizaines de ballons géants au lever et
au coucher du soleil. Le spectacle est à couper le souffle.
Mais Vang Vieng, c’est aussi une ville qui aime faire la fête. Bars, musique à fond, bières fraîches, karaokés endiablés avec des Laotiens hilarants.
Le chant n’est pas notre plus grand talent, mais ça n’a jamais empêché personne ici de pousser la chansonnette. Si tu prévois un voyage en Asie du Sud-Est, prépare ton micro !
Vientiane : capitale
miniature, ambiance XXL pour le Nouvel An
Direction Vientiane, la capitale
du Laos, sans doute l’une des plus petites que j’ai visitées. Mais ne vous fiez
pas à sa taille : son charme est bien réel.
Nous y passons le Nouvel An, dans une immense fête de rue. Stands de nourriture, tables, chaises, gens assis dans l’herbe, enfants qui dansent… L’ambiance est familiale, simple, chaleureuse, bref tout ce qu’on aime !
À minuit, nous avons mangé des raisins
sous la table, selon une tradition espagnole censée faire venir l’amour dans
l’année. Je ne commenterai pas les résultats de cette expérience. 😅
Et pour clore la soirée : un feu d'artifice et un spectacle de drones lumineux dans le ciel. Inoubliable.
Paksé et la boucle
manquée : regrets et leçons de voyage
Arrivée à Paksé, dans le sud qui
est une petite ville tranquille, connue pour sa fameuse Loop à moto, un circuit
à travers les montagnes et les cascades.
Je ne me suis pas lancée. Je ne
le sentais pas, pas à l’aise sur un scooter. Il faut dire que même sur un vélo je ne suis pas la plus agile, alors sur un scooter... J’ai tout de même visité la ville et ses
alentours en tuk-tuk et à pied.
C’est en repartant que j’ai
appris qu’on pouvait faire la boucle avec un guide local…
Ce jour-là, j’ai appris une chose : toujours se renseigner un peu plus.
Mais aucun regret : chaque détour manqué ouvre une nouvelle porte.
Dernière étape laotienne : les 4.000 îles, tout au sud du pays, à la frontière du Cambodge. Des îles posées sur le Mékong comme si le temps avait décidé de ralentir pour
de bon.
Nous séjournons à Don Det et
traversons en vélo jusqu’à Don Khon, reliée par un petit pont. Ici, c’est balades à vélo et en bateau, smoothies sirotés sur des coussins au sol, lectures
dans des hamacs, et couchers de soleil sans filtres.
Un moment suspendu.
Conclusion : le Laos,
ce pays qui rit pour de vrai
Le Laos m’a offert quelque chose de précieux : une authenticité brute, des gens d’une gentillesse incroyable, et des rires à en avoir mal aux zygomatiques. On y apprend à ralentir. À savourer le calme. À rire pour tout.
Au-delà des paysages à couper le souffle, c’est un pays qui entre doucement
dans le cœur… et n’en sort plus.
Si tu hésites à t’y arrêter : vas-y.
Pour la rivière. Pour les montgolfières. Pour les poules dans le bus.
Et surtout, pour les Laotiens — ces gens si vrais, si drôles, si simples.
📍 Prochaine étape : le Cambodge. Mais ça… c’est une autre histoire.


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