Un voyage pour soi au Cambodge : là où les sourires éclairent les routes et réchauffent les cœurs
Troisième étape de mon tour du monde en solo. Depuis les 4 000 îles jusqu’aux lumières de Siem Reap, je t’emmène dans un Cambodge vibrant, généreux, et rempli de rencontres qui marquent plus que les paysages.
Siem Reap : tuk-tuks féeriques et fous rires linguistiques ✨
Nous avons repris un bateau puis un bus pour passer la frontière depuis le Laos et, cette fois, de jour pour profiter du paysage. Arrivées à Siem Reap vers 20h, une armée de tuk-tuk nous attendait. Quand on a passé la journée dans les transports et qu’on a très faim, le cerveau a besoin d’un redémarrage. Ma technique : dire que je n’ai besoin de rien, m’éloigner et respirer.
C’est là qu’un tuk-tuk sublime (oui, j’ai une passion pour ces petites merveilles) s’est présenté à nous. Le conducteur était adorable : c’était décidé. Direction l’auberge pour une douche salvatrice. Je revois encore le trajet : la nuit, les lumières, les guirlandes… féerique.
Une fois propres, restait la mission la plus importante : manger !
Nous sommes parties à pied le long du canal, bordé de stands de street food, de musique et de rires. Dès le premier stand, une dame nous propose un dessert. Je promets de revenir, mais la priorité est clairement un repas. Ni une ni deux, elle nous installe à sa table et amène le menu de son cousin, juste à côté. Parfait : on voulait de la street food, on avait faim, l’équation était idéale.
Nous avons partagé la soirée avec eux entre bières, rire, discussions et un délicieux repas khmer. Puis la maman de l’un d’eux est arrivée avec son stand ambulant. Elle voulait absolument nous faire goûter ses spécialités. Tout a très bien commencé avec de petits œufs façon caille. Et puis… le fameux « black egg ».
Sauf qu’en réalité, ce n’était pas un black egg mais un dead duck : un œuf avec poussin mûri puis cuit. Quand j’ai vu des plumes et un bec, j’ai compris que quelque chose clochait. Ils étaient tellement fiers de partager leurs mets que je n’ai pas eu le cœur de refuser. Alors j’ai goûté. Puis regoûté. Avec citron. Puis avec herbes. Puis avec citron et herbes. À la quatrième tentative, j’ai déclaré forfait.
Le lac Tonlé Sap : villages flottants et le temps qui glisse doucement 🚣
J’avais réservé une excursion pour visiter un village flottant. L’expérience était belle, mais très touristique. J’encouragerais vraiment à choisir un guide local et privé : ces villages, immergés six mois par an, méritent plus que d’être seulement photographiés. Les maisons sont bâties sur de très hauts pilotis, et la vie entière s’y déroule en barque. Une véritable histoire se cache derrière ces hautes maisons et un mode de vie bien différents de ce que l'on connait.
Angkor : pierre sacrée, calme immense et magie millénaire 🛕
Puis l’incontournable Angkor Wat.
Phnom Penh : mémoire vive et leçons de courage
À Phnom Penh, nous avons visité la prison de Tuol Sleng qui était un centre d’interrogatoire et de torture par les Khmers Rouge durant le génocide des années 70. Puis nous avons visité le musée Choeng Ek qui, lui, était un camp d’exécution. Deux lieux bouleversants mais pourtant essentiels pour comprendre l’histoire du pays. On ne peut que remarquer le contraste entre ces histoires et la gentillesse des Cambdogiens d’aujourd’hui, et en tirer une immense leçon de vie.
Kampot : poivre, douceur de vivre et l’art de ralentir ☀️
Après ces quelques jours passé dans la foule de la capitale, nous avons décidé de nous retirer à Kampot, petite ville côtière et beaucoup plus calme. Tellement calme que nous y sommes restés 10 jours et que ce fût un vrai déchirement d’en repartir. Nous avons pu visiter de nombreux lieux incroyables et fait de magnifiques rencontres. Entre la célèbre plantation de poivre de Kampot, les grottes de Phnom Chhngok Cave et le parc national de Preah Monivong.
J'ai également passé une merveilleuse journée dans la ville voisine Kep qui est la ville du crabe. J'ai y dégusté de délicieux mets locaux à base de crabe, un vrai délice. Nous avons également passé du temps dans un refuge pour chien et dans tous les alentours de la ville. Pas le temps de s’ennuyer et pourtant je n’ai jamais autant pris le temps de savourer chaque instant.





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